vendredi 30 avril 2010

"spoutnik"




Début des années 80 ... apprentissage de céramique dans un petit village près de chez moi avec D. Lopez, céramiste formée aux Beaux-Arts de Bourges et qui est devenue une amie.

Voici une théière ( l'anse était en bambou ) , issue d'une recherche de forme dont le point de départ était le petit berlingot triangulaire qui existait à l'époque.

Cela a donné un objet très " navire spacial" .... ceci sans tenir compte du poids hallucinant de l'objet , donc avec du thé ...musculation de l'avant-bras garantie !

Juste quelques années avant je confectionnais mon premier objet céramique dans l'atelier "poterie" de l'institut d'Etudes sociales et pédagogiques : un bol au pinching puis une théière modelée par creusage de 2 boules superposées et mes premiers objets au tour à pied: 6 bols à thé pour aller avec la théière.( Celle-ci existe encore, je l'ai offerte à ma belle-mère).
Thé et bols-théières m'ont accompagnés .

lundi 26 avril 2010

fleurs







Enfin la chaleur s'installe ... couleurs, parfums , tonalités de verts . Le matin chants des oiseaux
au lever du jour .
Et Cannelle qui n'est pas toujours de bonne humeur ! Allez savoir pourquoi !

vendredi 23 avril 2010

nezumi shino



( yunomi: diam,. 7 cm, haut.: 8,5 cm)

Nezumi shino est un shino gris souris ( mouse grey) . Il en existe de plusieurs sortes, des mats, des opalescents-translucides (comme ici) avec ou sans motif peint dessous ( quelques fois des branches ou des herbes peintes en blanc) .
J'espère développer un epu plus avant ces combinaisons de couleurs et de transparences.

vendredi 16 avril 2010

sentir

Tourner un bol , moment privilégié .
Sentir la terre passer entre les doigts , dessiner avec les mains la forme s'élabore par étapes.



La terre est humide , elle respire sous les doigts, fraîche, parfum de roche et de cave , de montagne.



Le temps est suspendu.
Donner forme à pleines mains , entièrement et ensuite délicatement , la paroi est fine, élastique, solide et souple.
Point de tension entre l'intérieur et l'extérieur, limite entre le vide du dedans et celui de l'espace autour. Forme tendue ou rupture : l'enjeu se joue à un souffle imperceptible ...avant que la masse ne s'écroule ou ne trouve son élan.



J'aime ces moments d'intimité , cette suspension , sentir en "pensant-oubliant" , le thé présent, le bol qui va être et contenir , ajuster les détails : le fond lisse dedans pour que le thé n'accroche pas et puisse glisser, les bords aussi , fins mais charnus s'ouvrant sur l'extérieur ou sur l'intérieur suivant la forme. Tant de détails, tant de choix , le plaisir de tenir le bol avant tout le monde , de pouvoir l'offrir déjà ...

(Ici de grands bols ouverts, 500 grammes de mélange de grès et de porcelaine .)

mardi 13 avril 2010

couleurs





Difficile de voir ici mais il y a des reflets légèrement rosés sous le vert de l'oribe.







La coulure est onctueuse .

jeudi 8 avril 2010

" thé aux fleurs "

Diversité d'approches du thé... à lire tous les commentaires sur nos blogs respectifs, tant de diversité, de manière , de goûts.
Ici une approche des plus simples : dans le pré devant la terrasse, un thé "communs" , donnant 2 infusions seulement.





Il n'est bien sûr pas aux fleurs, pas de chrysanthème ou autre , ce " green snail ". Beaucoup de corps et un délicat arôme de pain frais craquant sortant du four , sous des notes vertes miellées. Une belle présence et du caractère.



samedi 3 avril 2010

fujimori

Buvant du thé dehors dès qu'il fait beau, je pensais à l'endroit du thé . Le thé et son environnement . Il y a l'aménagement du coin à thé chez soi ( une table , un meuble, un espace dégagé au sol ou légèrement surélevé etc.)


Mais un endroit rien que pour le thé , une pièce entière dédiée au thé , .... J'étais tombée il y a quelque temps sur une photo dans le journal avec cette incroyable maison de thé ...






Et là l'imagination se perd dans le rêve : comment est-ce à l'intérieur ? En surfant sur le net d'où j'ai ramené ces photos , on peut voir l'intérieur .
Un architecte, qui vraisemblablement a gardé le goût de l'émerveillement de l'enfant , travaillant une technique ancestrale de bois brûlé, a pensé et réalisé des maisons de thé absolument incroyables : il s'agit de Fujimori.







L'intérieur est tout aussi fascinant que l'extérieur . La sobriété des matériaux qui restent "vivants" , épurés et font penser à un lieu de recueillement, une sorte de petite église primitive . Fascinant aussi est l'accès à ces "tea houses " par une trappe, une échelle , une corde.














Retiré du monde, du sol , pour avoir une vue dégagée,mais en même temps l'idée d'être dans un cocon à l'abri , le bonheur du buveur de thé . Sublime poésie .

mardi 30 mars 2010

thé nature










Jours d'orages, lumières changeantes, pluie puis chaleur , vents froids à nouveau , neige qui descend sur les montagnes imprégnant l'air ... printemps !
En un jour les jonquilles ont fleuri : parfum suave , doux et frais .
Boire mon thé rouge ( un thé de tous les jours au bon parfum de bois) , un "golden yunnan" , onctueux et comme satiné sous la langue dehors en humant l'air chargé de frais, d'odeur d'herbe et de pierre . Reflets : toute la nature dans un bol !

vendredi 26 mars 2010

Grès



J'ai essayé un grès noir que l'on voit ici à gauche émaillé avec 1 émail shino à 1280°.
Il est difficile de parler du contact tactile, du ressenti que la main trouve avec la matière. sous la pression de la main, lors du battage de la terre ( pétrissage qui permet d'enlever toutes les bulles d'air et aussi d'organiser les particules -plaquettes qui constituent l'argile et de les organiser afin de pouvoir tourner ). Certaines terres sont très 2plastiues" : elles sont souples sous la main et peuvent s'étirer et rebondir lors de la pression. Certaines réagissent peu, sont molles ou collantes et n'ont pas de caractère. Par exemple je n'aime pas travailler la faïence qui pour moi est une terre "morte". Elle est cependant parfaite pour tout travail dans des moules ou travail presque industriel.
Certains grès sont très rudes , robustes , avec leur chamotte ils vont s'étirer, se laisser malaxer facilement et avoir une longueur, un étirement permettant de modeler à la plaque avec des surfaces texturées ou même très fines. Ces terres sont m'intéressent, car il y a comme un dialogue avec elles : elles régissent et échappent aussi à un rendu plat, linéaire.
Ce grès noir m'a tenté à cause de sa couleur justement. Cuit à 180° il reste noir mais ici on voit que l'émail lui a donné une teinte plus brunâtre.
Par contre je ne l'ai pas trouvé fantastique à travailler. Il m'a semblé de composition assez industrielle . Sûrement trop de mélange et de préparation en usine.
Du coup je le laisse un peu de côté pour lui trouver une application . Objets plus sculpturaux--- mélangé à un autre grès___ ).
Tant de possibilités, tant de manières d'aborder le travail de la terre . Garder donc son instinct et sélectionner juste en fonction de ce que l'on aime.
A chacun sa route, ses découvertes, ses chemins de traverses, c'est cela qui est riche.